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RÉSEAUX74 > 2000 > N°4 Mars 2000 >

Le NAT
Network Address Translation

DE QUOI S’AGIT-IL ?

NAT est l’acronyme de Network Address Translation. Il s’agit d’une méthode qui utilise un mécanisme de traduction d’adresse IP (Internet Protocole).

POURQUOI S’Y INTÉRESSER ?

Le NAT est une des solutions temporaires envisageables pour faire face à la pénurie des adresses IP, pour alléger l’administration du réseau, pour faciliter le plan d’adressage, pour contribuer à la sécurisation du réseau.

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

L’Internet est un agrégat de réseaux indépendants les uns des autres, mais préservant néanmoins une certaine cohérence. Cette cohérence est notamment fondée sur un mode d’adressage, et donc d’identification, unique, qui s’appuie sur un système de numérotation (IPv4) affectant un numéro unique à chaque ordinateur dans le monde. Le codage de ce numéro est constitué par une combinaison de bits sur 4 octets ou encore 32 bits (un octet étant lui-même constitué de 8 bits). Dans le monde numérique, un bit est susceptible de prendre 2 valeurs : 0 ou 1. Un octet, constitué de 8 bits, est donc susceptible de prendre 256 valeurs (2 à la puissance 8) correspondant aux 256 combinaisons possibles de 0 et de 1. Un numéro IP codé sur 4 octets est donc susceptible de prendre un peu plus de 4 Milliards de valeurs différentes (256 à la puissance 4). Nous disposons donc, en théorie, de 4 Milliards de numéros IP pour identifier les ordinateurs de la planète. Cela est trop peu, si l’on considère à la fois le taux de croissance du nombre d’ordinateurs d’une part, et la diversité des nouveaux usages qui sont faits d’autre part, et qui nécessite d’affecter un numéro IP non seulement aux ordinateurs mais de plus en plus à des "terminaux" aussi divers qu’un téléphone, une console de jeu, un poste de télévision, un appareil électroménager, etc.

Dès que fut détecté ce risque de pénurie, différents acteurs sur l’Internet se mirent au travail pour trouver des solutions, qu’elles répondent à du court terme (c’est le cas du NAT) ou à du plus long terme comme la nouvelle norme d’adressage baptisée IPv6. Le NAT consiste à gérer la pénurie en faisant correspondre une "vraie" adresse IP à une "fausse", partant du principe que l’on pourra utiliser un grand nombre de "fausses" adresses, la pénurie n’ayant plus cours s’agissant de ces adresses.

IPv6 consiste à se doter des moyens faisant disparaître cette pénurie ; on augmente la taille de l’adresse que l’on code sur 16 octets au lieu de 4, et l’on dispose évidemment d’un nombre considérable d’adresses utiles (tellement grand que l’on parle d’au moins 10 Milliards de réseaux).

(JPEG)

 [*]

COMMENT CA MARCHE ?

Le principe du NAT est simple : il consiste à être en mesure de faire correspondre à une adresse privée, non reconnue sur l’Internet ( on dit non routable), une autre adresse, officielle celle-ci (on parle d’adresse routées). Dans la mesure où l’on peut se doter pratiquement d’autant d’adresses non routées que l’on désire, si, un mécanisme nous permet d’utiliser un petit nombre d’adresses routées pour faire reconnaître un nombre important d’adresses non routées, le tour est joué. le NAT permet cela.

Dans le cadre de la norme IPv4, il a été prévu que certaines adresses, dites aussi privatives, ne soient pas routées sur l’Internet. Ces séquences d’adresses sont réutilisables à volonté dans différents réseaux privatifs. Par contre, à l’intérieur d’un réseau privatif utilisant de telles adresses, il est bien entendu nécessaire de prévoir un plan d’adressage qui affecte de façon unique une adresse IP à chacun des ordinateurs de ce réseau. La cohérence de cet adressage est assurée à l’intérieur d’un domaine privé. On parle d’espace d’adressage privé et d’adresse locale par opposition à espace d’adressage public et adresse globale.

Le dispositif qui assure le NAT est un routeur qui se situe à la frontière d’un domaine privé, entre le domaine public et le domaine privé. Son rôle est d’adresser dans l’espace public, une requête émanant d’un ordinateur de l’espace privé, doté d’une adresse locale. Inversement une information en provenance de l’espace public doit pouvoir atteindre sa cible, même si elle est dotée d’une adresse privée. C’est le routeur et sa fonctionnalité NAT qui vont assurer ces travaux de traduction d’adresses privées en adresses publiques et vice et versa.

En termes plus précis, en ado-ptant les con-ventions et définitions suivantes :

-  les mots interne et externe désignent l’origine d’une adresse par rapport au routeur NAT
-  les mots local et global désignent le côté du routeur où cette adresse évolue
-  un routeur NAT est un routeur sur lequel la fonction NAT a été activée
-  un site NAT est un site qui dispose d’un routeur NAT au point de connexion de son réseau avec l’Internet

On peut définir les différentes adresses de la façon suivante :

Il existe différents modes de fonctionnement du NAT :

-  statique, il fait correspondre une AGI unique à une ALI, utile pour des machines recevant des connexions de l’extérieur
-  dynamique, il prend une AGI dans une séquence donnée pour la faire correspondre à une ALI
-  dynamique étendue, le port source est pris en considération, et un routeur peut associer jusqu’à quelques milliers d’ALI à une même AGI
-  en overlapping, il différencie une ALI qui utilise une adresse publique affectée par l’IANA (l’organisme chargé de gérer les adresses publiques) à un autre réseau que celui qui l’utilise.
-  il peut faire de la distribution de charge TCP

(JPEG)

 [*]

AVANTAGES & INCONVÉNIENTS

Puisqu’il y a traduction, il y a délai supplémentaire, et nécessité de correctement dimensionner les ressources (processeur et mémoires) affectées au NAT. Le CRI qui a mis à l’essai un système de NAT depuis l’été 1999, optera probablement pour un NAT assuré par une machine dédiée ayant un système d’exploitation Linux, plutôt que de confier ce rôle à un routeur.

Si une application spécifie l’adresse IP dans les données, elle ne pourra pas franchir le NAT, sauf si ce dernier sait traiter spécifiquement une telle application. Des dispositions particulières doivent être prises pour la mise à jour des tables de routage, pour la résolution des noms de domaine, et pour des protocoles comme le Bootp ou le SNMP par exemple.

NAT masque l’identité des machines, ce qui peut à la fois constituer un avantage et un inconvénient en terme de sécurité.

En jouant sur des variables de temps, l’administrateur d’un réseau, peut se permettre de faire des économies sur les adresses officielles nécessaires (AGI).

Enfin le NAT ne saurait être une solution à long terme, mais il pourra être un complément très utile pour assurer une migration douce vers IPv6.

[*] Nos Remerciements à D. Benza, JRES 99, Montpellier.

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